So where am I?


À tous ceux qui sont morts
8 mars, 2008, 11:28
Classé dans : Opinions

Ceux qui me lisent savent sûrement que je veux devenir journaliste. Même ceux qui ne connaissent pas ce blog, mais qui me côtoient le savent. Aujourd’hui, je veux vous parler de cette profession, mais pas le côté nord-américain ou européen super facile où les seules difficultés sont d’entrés dans des buildings ou parler à tel ou tel personne. On est chanceux ici, on peut s’exprimer aisément sans avoir peur de se faire tuer. Ce n’est pas le cas partout dans le monde, on le sait tous, mais on ne fait rien. Je ne blâme personne, moi-même avant aujourd’hui je ne m’étais pas rendue compte à quel point le nombre de journalistes assasinés étaient importants. Des quelques histoires que j’ai lue, il y en a une qui m’a touchée. Un homme, un haïtien, qui avec sa femme, n’a jamais arrêté de combattre le régime politique dictatural en place qui baillonait les journalistes. 

Toute sa vie, il n’a vécu que pour donner à son pays une radio libre et en créole. À plusieurs reprises, il a dû s’éxiler, alors que sa vie était en danger. Il fut finalement assassiné devant sa station de radio en 2000, un 3 avril. Cela fait près de 8 ans…Les assassins ne furent jamais identifiés, on sait seulement qu’ils pouraient avoir été commandé par le parti Lavalas qu’il avait déjà appuyé alors que Jean-Betrand Aristide se présentait aux élections. Quant à sa femme, elle continua son combat jusqu’à son exil en 2003, alors qu’on tenta de l’assassiner.1

Pensez-y bien, que feriez-vous si demain, tous les Richard Martineau, les Yves Boisvert, les Pierre Foglia et leurs comparses à travers la province étaient assassinés? Pourquoi ne le faisons-nous pas pour les autres alors?

1Source: Wikipedia


2 commentaires jusqu'à présent
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si demain ils étaient assassinés?

La réponse:
:C’est en 2012 que Le Devoir a laissé tomber le papier. Cetteannée-là, le Voir, un hebdo culturel dans lequel j’ai sévi au début de ma carrière, devenait une communauté de blogues citoyens.
http://renartleveille.wordpress.com/2008/03/18/fear-of-a-blog-planet/

Comment par adddddddddddddddd

Pourtant, je ne suis pas d’accord. J’adore la technologie, j’adore bloguer et j’adore internet. Mais encore, j’adore les journaux. J’ai 15 ans, et chaque matin, je lis le Journal de Montréal et je lirais La Presse si je la recevais tous les jours. M’enlever cela, aujourd’hui ou demain, ça serait m’enlever une partie de moi-même. Je sais bien qu’un jour ça va disparaître, mais je vais tout faire pour que ce soit dans longtemps. J’aimerais bien mieux être publier dans un journal papier que seulement sur Internet, ça donne un cachet. En tout cas, j’aime bien ta citation, ça porte à réfléchir. Et en passant, merci de m’avoir lu, je croyais qu’il y avait seulement une demi-douzaine de mes amis qui y allait. À la prochaine!
Julie!

Comment par Julie




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